Les objectifs cachés des "Projets sociaux" de l'Opus Dei

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Tammy A. DiNicola (États-Unis, 10 juin 1993)


L’Opus Dei lance de nombreux projets d’aide sociale qui, vus de loin, ont l’air aussi formidables qu’altruistes.

Cependant, s’abritant derrière les efforts entrepris auprès des déshérités, l’Opus Dei cache son véritable objectif : recruter de nouveaux membres. J’ai été numéraire pendant deux ans et demi et j’ai donc pu observer ceci de près. Ce qui suit n’est que le fruit de ma propre expérience.

L’été 1989, lorsque je faisais encore partie de l’Opus Dei, une directrice m’a demandé d’organiser des cours d’informatique pour des lycéennes étrangères. La publicité annonçait : Une occasion magnifique pour des jeunes filles de venir apprendre l’anglais, l’informatique et le mode de vie américain aux États-Unis, tout en profitant de Boston et de ses environs.

Quelques-unes de ces jeunes filles connaissaient l’Opus Dei, mais la plupart n’en avaient jamais ou très peu entendu parler.

Une semaine après leur arrivée, je fus convoquée à une réunion avec toutes les autres numéraires participant à ce projet. La teneur de la réunion me surprit, mais je n’ouvris pas la bouche. Une des numéraires distribuait un tableau avec le nom de toutes les lycéennes. À l’appel de chacun des noms, quelqu’un commentait qu’une telle ou une telle était « prête à demander l’admission dans l’Œuvre », qu’une telle s’était confessée à un prêtre de l’Opus Dei, qu’une autre « allait à la messe tous les matins », que « la sœur de celle-ci était de l’Œuvre » etc.

En repensant par la suite à cet événement, j’ai réalisé la violation flagrante de l’intimité et la manipulation qu’il révélait. Mais à l’époque, j’étais membre de l’Opus Dei et je croyais l’Œuvre parfaite. Si je doutais, ce n’était que faiblesse de ma part, ou mauvais esprit.

Pourtant, j’éprouvais de la peine pour toutes ces filles qui croyaient être venues apprendre l’anglais en se détendant et que l’on poussait à s’adapter à la manière de vivre de l’Opus Dei. Elles étaient jeunes, vulnérables, elles ne se doutaient de rien et étaient incapables d’affronter cette tension intérieure qu’on leur instillait. L’une d’elles se sentait toujours mal, je crois qu’elle a même eu une légère crise de nerfs. En tout cas, elles attendaient leur départ avec impatience.

Cet été-là, il eut de nombreux projets sociaux dirigés par d’autres numéraires, dont un camp avec des enfants des quartiers pauvres de Boston. Le but était en fait de sélectionner parmi les étudiantes recrutées pour encadrer ces activités, celles qui pourraient entrer à l’Opus Dei.

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