Exemple de prosélitisme envers les enfants

From Opus Dei info

Cooper (Espagne, 12 août 2006)


J’ai quinze ans. Je travaille bien à l’école mais j’ai du mal à me faire des copains parce que je suis l’un des plus jeunes de ma classe, mes camarades me considèrent comme un gamin. En dernière année de collège, ma vie bascule totalement. Je me fais de nouveaux amis, des garçons qui me parlent et m’invitent à prendre part à des activités sympas. Ils vont étudier dans une résidence universitaire, organisent des excursions et s’intéressent particulièrement à des choses qui s’appellent Cercles, un truc comme ça. L’ambiance y est super et surtout, là-bas, je me sens à l’aise et apprécié. Des étudiants m’écoutent, me parlent. Je peux même parler avec le directeur de la résidence, qui d’ailleurs est très sympa. Au bout de quelques mois je me sens comme un poisson dans l’eau et j’ai même de meilleures notes encore, à l’école. En fait, je suis vraiment très heureux. Je vais au centre chaque fois que je peux. J’ai même appris à faire quelques minutes de prière, tous les après-midi, à l’oratoire.

Bientôt, on commence à me parler de vocation, à moi, un type de quinze ans et demi. Et ils le font d’une manière tellement sympa, mes nouveaux amis : le prêtre avec qui je parle parfois, un étudiant tellement chouette qui joue de la guitare et me fait le cercle, et même un jour, le directeur !

Ma vocation, je ne la vois pas très bien. Je prie, comme ils me le disent, mais rien. Par contre, je sens bien que les autres voient des choses pour moi. Bien sûr, je ne vais pas rester à la traîne par manque de générosité ! Alors, un jour, à force de m’entendre répéter que la vocation n’est qu’une question de générosité, je vais voir le directeur et lui dis : « Écoute, j’ai peut-être la vocation de numéraire. Je ne la vois pas très bien, mais si un jour je ne la vois plus du tout, je pourrai m’en aller ? » Le directeur me répond avec un large sourire : « Il ne manquerait plus que ça ! Notre Père (Josémaria Escriva) dit qu’il est difficile d’entrer dans l’Opus Dei, mais que pour en sortir, les portes sont grandes ouvertes. Mais ne t’en fais pas, tu ne t’es pas trompé ! »

C’est ainsi que je suis entré dans l’Œuvre, à quinze ans et demi, sans savoir où j’allais. On ne me donna aucun détail, on ne me donna rien à lire, je ne savais même pas ce qu’était un numéraire, je voulais seulement devenir saint au milieu du monde, sanctifier mon travail de tous les jours, transcender les petites choses et c’est tout. On m’avait dit que c’était ça, être numéraire de l’Opus Dei.

C’est pour cela qu’aujourd’hui, je sais si bien comment on peut abuser les enfants. Je n’étais alors qu’un gosse. Un gosse qui jouait à un jeu avec des gens qui savaient ce qu’ils faisaient alors que moi, je n’étais qu’un pigeon.

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