Comment l'Œuvre s'approprie tes enfants

From Opus Dei info

Naranjas (Espagne)


Hier avec une amie, nous parlions de la manière dont l’Œuvre s’approprie les enfants des surnuméraires à partir d’un certain âge, c’est-à-dire quand il n’y a plus à changer les couches, leur donner à téter ou les porter dans les bras.

Au début on ne s’en rend pas compte. Nous avons plusieurs enfants et une numéraire reste présente pour aider, conseiller, s’intéresser :

– Tes enfants regardent beaucoup la télé.

– La chambre de ta fille est en désordre. Elle lit Jorge Luis Borges, elle ne devrait pas, elle est trop petite pour ça.

– Vous ne devriez pas aller passer vos vacances sur cette plage.

– Tes enfants devraient aller à ce camp. Ils n’ont pas d’argent ? Qu’ils travaillent un peu et se le payent. À leur âge beaucoup font du baby-sitting ou les vendanges.

– Au fait, qu’elle s’habille un peu mieux.

– Elle est très capricieuse, tu ne devrais pas lui permettre ça. Tu ne trouves pas qu’elle rentre tard à la maison ?

– Tu devrais être plus autoritaire. S’ils ne veulent pas venir au club, pousse-les un peu !

– Pourquoi ne pas les emmener se confesser avec untel ?

– Et elle ne fait pas son lit ?

– Eh bien si elle n’aime pas, elle n’a qu’à se forcer, il faut apprendre à faire des sacrifices.

– Je dois te faire une correction fraternelle : l’autre jour X m’a dit qu’elle était venue chez toi à un cercle et qu’il y avait des jouets par terre.


Les numéraires vivent tellement en dehors de la réalité, c’est à briser le cœur. Les familles de surnuméraires sont pour elles un vivier gratuit de futurs numéraires qu’il faut donc éduquer en ce sens, dès le début.

– Ils mangent mal.

– Ils n’ont pas d’horaire ?

– Est-ce qu’elle prie celle-là ?

– Je t’ai apporté un livre pour ta petite fille.

Personal tools
Opus Dei info
In other languages